
N'oubliez pas que chaque patient est unique et que le diagnostic et la prise en charge de votre pathologie sont toujours adaptés à vos souhaits et vos particularités.
Cette page d'information n'a pas vocation à être exhaustive et toutes les réponses à vos questions n'y figurent pas forcément, n'hésitez pas à noter ces questions pour les poser à votre radiologue interventionnel en consultation.
Les informations présentées ci-dessous ont été rédigée par un médecin. Elles sont issues de notre pratique et des recommandations de sociétés savantes comme par exemple le CIRSE (Cardiovascular and Interventional Society of Europe - société européenne de radiologie interventionnelle).
Le syndrome de congestion pelvienne est une maladie complexe, toujours liée à la présence de varices pelviennes, mais toutes les patientes porteuses de varices n'ont pas de syndrome de congestion pelvienne et ne nécéssiteront pas de traitement.
L’embolisation du syndrome de congestion pelvienne consiste à boucher les veines pelviennes dilatées (varices pelviennes) et dysfonctionnelles responsables des douleurs pelviennes chroniques.
Vous pouvez aussi consulter notre page sur le traitement du syndrome nutcracker (casse-noisette).


Normalement, les veines permettent au sang de circuler vers le cœur grâce à des valves qui empêchent le reflux sanguin.
Cependant, lorsque ces valves ne fonctionnent pas bien (insuffisance veineuse), le sang a tendance à stagner dans les veines pelviennes, ce qui entraîne une congestion, une dilatation excessive des veines (varices pelviennes) et une inflammation locale responsable de douleurs.
La cause de ce dysfonctionnement est complexe et peut s'expliquer par les modifications liées à une grossesse ou plus rarement à une compression veineuse (syndrome "nut cracker" ou syndrome de Cockett par exemple).
Pas obligatoirement.
La présence de varices pelviennes est quasi constante chez les femmes ayant eu une ou plusieurs grossesse et elles ne sont responsables de douleurs (syndrome de congestion pelvienne) que dans une minorité de cas.
Les causes de douleurs pelviennes chroniques sont nombreuses.
C'est pourquoi la consultation et les examens complémentaires sont primordiaux pour sélectionner les patientes qui bénéficieront de l'embolisation.
N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un radiologue interventionnel.
Le diagnostic repose sur l'examen clinique, l'interrogatoire et l’imagerie médicale, notamment :
Phlébographie diagnostique sous anesthésie locale : elle nécessite votre participation (il vous sera demandé de gonfler les poumons ou de pousser sur le ventre à plusieurs reprises).
Une ponction est effectuée dans une veine du bras (veine basilique) ou de l’aine (veine fémorale). Un tuyau souple (cathéter) est introduit sous guidage radiologique pour explorer les veines du pelvis (bassin).
Embolisation sous sédation ou anesthésie générale : injection d'un agent d'embolisation liquide (colle biologique et/ou une sorte de pâte appelée Onyx*) pour boucher les veines responsables du syndrome de congestion.
Durée : L’intervention dure environ 60 à 90 minutes. La phlébographie et l'embolisation sont réalisées l'une à la suite de l'autre.


L’embolisation est une procédure sûre, mais certains effets secondaires peuvent survenir :
Dans le syndrome de congestion pelvienne, la question ne se pose pas tout à fait comme pour un fibrome. Il n'existe pas de chirurgie de référence à laquelle comparer l'embolisation : les options chirurgicales sont anciennes, peu pratiquées aujourd'hui en France, et rarement proposées en première intention.
Les alternatives possibles :
Ce que l'embolisation apporte : un traitement par simple ponction veineuse, sans incision ni cicatrice, en hospitalisation de quelques heures, qui préserve l'utérus et les ovaires et peut être répété si toutes les varices n'ont pas été traitées en une séance.
Ce qu'il faut savoir aussi. Les données publiées sont encourageantes mais de qualité limitée : dans une revue systématique portant sur 2 038 patientes, l'intervention est techniquement réussie dans 94 % des cas et la douleur diminue chez la grande majorité des femmes, avec environ 9 % de complications, très majoritairement bénignes (Hanna et al., Irish Journal of Medical Science, 2024 — article en anglais). Une récidive douloureuse est cependant décrite chez 6 à 25 % des patientes dans les deux ans (Sutanto et al., Journal of Vascular Surgery: Venous and Lymphatic Disorders, 2021 — article en anglais). Il n'existe pas à ce jour de grand essai randomisé, et c'est une limite qu'il faut connaître avant de se décider.
C'est pourquoi le choix ne se joue pas entre deux techniques, mais sur la sélection. Comme indiqué plus haut, la présence de varices pelviennes est quasi constante après une grossesse et n'explique les douleurs que dans une minorité de cas. Le temps consacré à la consultation, à l'interrogatoire et à l'imagerie est ce qui détermine réellement le résultat — davantage que le geste lui-même.
Hospitalisation courte : Sortie le jour même après une surveillance de quelques heures. Un arrêt de travail (en général d'une semaine) vous sera remis.
Douleurs transitoires : Sensation de lourdeur ou crampes pelviennes pouvant durer quelques jours, soulagées par des antalgiques et des anti-inflammatoire.
Reprise rapide des activités : Repos de 24 à 48 heures, mais reprise du travail et des activités habituelles possible rapidement.
Kinésithérapie : des séances de kinésithérapie vous seront prescrites pour une meilleure amélioration des symptômes.
Amélioration progressive : Les douleurs diminuent progressivement dans les semaines suivant l’intervention.
Le radiologue interventionnel vous reverra en consultation à 3 mois pour faire le point. Une deuxième séance d'embolisation est parfois nécéssaire pour traiter toutes les varices.
Association du syndrome de congestion pelvienne (ASCP) — information et témoignages sur une maladie longtemps méconnue, souvent à l'origine d'une errance diagnostique de plusieurs années.
Le syndrome de congestion pelvienne : un enjeu médical sous-estimé — recommandations de prise en charge élaborées par la Société française d'imagerie cardiaque et vasculaire (SFICV) avec la FRI, le CERF et la SIFEM, relues par des gynécologues du CNGOF. Document destiné aux professionnels de santé.
