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Embolisation des artères prostatiques

Les informations présentées ci-dessous ont été rédigée par un médecin. Elles sont issues de notre pratique et des recommandations de sociétés savantes comme par exemple le CIRSE (Cardiovascular and Interventional Society of Europe - société européenne de radiologie interventionnelle).

Cette page d'information n'a pas vocation à être exhaustive et toutes les réponses à vos questions n'y figurent pas forcément, n'hésitez pas à noter ces questions pour les poser à votre radiologue interventionnel en consultation.

Qu'est ce que c'est ?

Le but de l’embolisation des artères prostatiques est de limiter les symptômes de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP)  en réduisant l’afflux sanguin dans la glande prostatique, et donc en la faisant rétrécir.

En grossissant, la prostate pousse sur l’urètre et empêche la vessie de se vider complètement, ce qui engendre un besoin d’uriner très fréquent, y compris la nuit, avec des répercussions sur le sommeil.

Pourquoi ?

L’embolisation a pour but de réduire vos symptômes, tout en préservant ka glande prostatique.  

Les fonctions sexuelles et érectiles sont préservées par l'embolisation et le traitement présente un très faible taux de complications.

Comment ?

  • Après avoir désinfecté et anesthésié votre peau, le radiologue interventionnel ponctionnera une artère de l’aine ou du poignet avec une petite aiguille.
  • Une angiographie (une radio des vaisseaux grâce à l'injection d'un produit de contraste) est effectuée pour cartographier les vaisseaux sanguins alimentant votre prostate.
  • De minuscules microsphères rondes (particules) sont injectées à travers le cathéter et dans les vaisseaux sanguins qui nourrissent votre prostate pour réduire son apport sanguin.
  • Après cette procédure, la prostate commencera à diminuer, soulageant et améliorant les symptômes, généralement dans les jours suivant la procédure.
  • Est-ce que ça fait mal ?

    Lors de l'intervention, vous ne sentirez que l'anesthésie locale.

    Dans les heures suivant l'embolisation, un inconfort ou une douleur peuvent parfois être ressentis dans le bassin, le traitement anti-inflammatoire et les anti-douleurs prescrit ont pour but de limiter ces inconvénients.

    Quels sont les risques ?

    L'embolisation ne comporte aucun effet indésirable sur l'éjaculation et l'érection.

    Un hématome ou un saignement peut se produire au point de ponction. De façon exceptionnelle, un traitement complémentaire (une autre intervention vasculaire voire une chirurgie) peut être nécessaire afin de réparer des complications du point de ponction.

    Les complications possibles associées à l’embolisation incluent la présence de sang dans les urines et/ou une infection urinaire.
    Généralement ces effets indésirables régressent spontanément.

    Des cas exceptionnels de lésions cutanées du penis ont été rapportés, lésions à l'évolution majoritairement favorable avec cicatrisation.

    Place dans le parcours de soin

    L'embolisation est l'une des nombreuses techniques disponible pour traiter l'HBP, chaque technique ayant ses avantages et ses inconvénients.

    Elle est possible si la prostate a un poids supérieure 30g mais elle est davantage efficace en cas de poids supérieur à 80g.

    C'est une technique mini-invasive sans aucun effet indésirable sur la fonction sexuelle (préserve l'éjaculation et l'érection), au prix d'un taux de retraitement plus élevé que les autres technique. Environ 20% des patients présentent une récidive de leurs symptômes dans les 10 ans, mais ils peuvent tout à fait bénéficier d'une autre technique voire d'une seconde embolisation, même en ayant été embolisé auparavant.

    Et après l'intervention ?

    Après une période de repos, vous pourrez rentrer chez vous le jour même.

    L'amélioration des symptômes commence en général après une semaine et se fait ensuite progressivement. Le radiologue interventionnel vous reverra en consultation 3 mois après la procédure.

    Chaque intervention fait l'objet d'un compte-rendu détaillé adressé au médecin traitant et au spécialiste référent sous 24h.

    Préparez votre consultation

    • Ecrivez à l'avance toutes les questions que vous souhaitez poser à votre radiologue interventionnel
    • Ramenez tous les examens en rapport avec votre pathologie (échographie, scanner, irm...) et vos résultats de prise de sang.
    • Le courrier de votre médecin traitant ou spécialiste.
    • Vous avez le droit de venir accompagné(e) d'une personne de confiance.
    PRENDRE RDV EN CONSULTATION
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