Foire aux questions
Pourquoi un radiologue et non un chirurgien ?
Parce que dans nos interventions, c'est l'image qui remplace l'ouverture.
Un chirurgien accède à la lésion en ouvrant, et voit directement ce qu'il traite. Nous y accédons par un orifice de quelques millimètres, et nous voyons ce que nous faisons à travers l'échographie, le scanner ou la radioscopie. L'expertise qui permet d'interpréter ces images et celle qui permet de s'y guider sont la même chose — c'est pourquoi ces traitements ont été développés par des radiologues. Notre parcours de formation est détaillé dans la question « Quelle est la différence entre un radiologue et un radiologue interventionnel ? ».
Nos interventions ne sont pas des chirurgies allégées : ce sont des techniques différentes, avec leurs propres indications, leurs propres résultats et leurs propres limites. Pour certaines situations elles font aujourd'hui jeu égal avec la chirurgie ; pour d'autres, la chirurgie reste supérieure.
Cela explique aussi pourquoi nous travaillons avec les chirurgiens. Les indications se discutent ensemble, souvent en réunion de concertation pluridisciplinaire. Pour un même problème, la meilleure solution est parfois la nôtre, parfois la leur — et c'est précisément ce que la consultation sert à déterminer.
Puis-je rentrer seul après l'intervention ?
Dans la grande majorité des cas, non : le retour à domicile se fait accompagné.
Après une anesthésie générale ou une sédation, la règle est absolue : vous ne devez ni conduire, ni rentrer seul, et il est préférable que quelqu'un reste avec vous la nuit suivante.
Après une anesthésie locale, cela dépend de l'intervention, mais le retour accompagné reste la règle dans la plupart des situations. Posez la question en consultation : la réponse vous sera donnée précisément pour votre cas.
C'est une contrainte réelle, à anticiper avant de fixer la date : mieux vaut décaler l'intervention de quelques jours que de se retrouver sans accompagnant le jour même.
Comment obtenir un rendez-vous ? Faut-il une lettre de mon médecin ?
Les rendez-vous de consultation se prennent auprès du secrétariat de radiologie interventionnelle, par téléphone au 02 32 08 39 31 ou par courriel à secretariat@ri-rouen.fr, quel que soit le site — clinique Saint-Hilaire ou clinique Mathilde. La prise de rendez-vous en ligne n'est pas possible pour le moment.
Une lettre de votre médecin n'est pas obligatoire, mais elle est vivement conseillée, pour deux raisons. Elle nous renseigne d'abord sur le contexte, les traitements déjà essayés et la raison de la demande. Surtout, sans adressage par votre médecin traitant, spécialiste ou chirurgien, vous vous situez hors du parcours de soins coordonné : la consultation vous sera alors moins bien remboursée par l'Assurance maladie.
Qui réalisera mon intervention ?
Le radiologue interventionnel que vous rencontrez en consultation est celui qui réalise votre intervention, et celui qui vous revoit en consultation de suivi.
Nous sommes une équipe de quatre praticiens, tous médecins spécialistes en radiodiagnostic et imagerie médicale, qualifiés en radiologie interventionnelle. Certaines interventions sont réalisées à deux, selon leur complexité.
Cette continuité n'est pas un simple confort d'organisation : le médecin qui a étudié votre dossier, regardé vos images et discuté l'indication avec vous est le mieux placé pour réaliser le geste, puis pour juger de son résultat.
Faut-il être à jeun ?
Cela dépend de l'intervention et du type d'anesthésie prévu. Il n'y a pas de règle unique.
Lorsque l'intervention se déroule sous anesthésie générale ou sous sédation, la consigne de jeûne vous est précisée par le médecin anesthésiste, lors de la consultation d'anesthésie.
Lorsqu'elle se déroule sous anesthésie locale, la règle varie selon le geste. La consigne qui vous concerne vous est donnée en consultation et figure sur le document d'information qui vous est remis. C'est ce document qui fait foi : conservez-le et relisez-le la veille.
En cas de doute, appelez le secrétariat au 02 32 08 39 31. Venir à jeun sans nécessité est seulement inconfortable ; venir en ayant mangé alors qu'il ne fallait pas conduit à reporter l'intervention.
Dois-je arrêter mes anticoagulants ou mon aspirine ?
N'arrêtez jamais un traitement de vous-même. L'arrêt inapproprié d'un anticoagulant ou d'un antiagrégant peut être plus dangereux que l'intervention elle-même.
La conduite à tenir dépend de trois choses : le médicament que vous prenez, la raison pour laquelle il vous a été prescrit, et le risque de saignement de l'intervention prévue. Certains traitements sont poursuivis sans modification. D'autres sont interrompus quelques jours avant, parfois avec un relais par un autre médicament.
Apportez en consultation la liste complète et à jour de vos traitements, ordonnance à l'appui. La consigne vous sera donnée par écrit, et confirmée lors de la consultation d'anesthésie lorsqu'elle est nécessaire.
En cas de doute dans les jours qui précèdent, appelez le secrétariat au 02 32 08 39 31 plutôt que de décider seul.
Vais-je être irradié ? Les rayons X sont-ils dangereux ?
Toutes nos interventions n'utilisent pas de rayons X. Certaines sont guidées uniquement par l'échographie, qui n'irradie pas du tout. D'autres utilisent la radioscopie ou le scanner, parce que ce sont les seules techniques qui permettent de voir en temps réel où se trouve l'aiguille ou le cathéter.
Lorsque des rayons X sont employés, deux principes encadrent leur usage, et ils ne sont pas facultatifs : la justification — l'examen n'est réalisé que si son bénéfice dépasse son risque — et l'optimisation — la dose délivrée est réduite au minimum nécessaire pour obtenir l'image utile. La dose reçue est mesurée et consignée pour chaque intervention, et nos équipements font l'objet de contrôles réglementaires réguliers.
En pratique, le risque lié à cette irradiation est très faible, et il doit être mis en regard de ce que l'intervention vous évite : le plus souvent une chirurgie, qui comporte ses propres risques.
Si vous êtes enceinte ou pensez l'être, signalez-le impérativement avant toute intervention.
Qu'est-ce que la voie radiale ?
La voie d'abord radiale, consiste à réaliser l'intervention en passant par l'artère du poignet, plutôt que par une grosse artère à l'aine (l'artère fémorale). Après une anesthésie locale, le médecin insère un petit tube, appelé introducteur, dans l'artère située au niveau de votre poignet. Un "cocktail" de médicaments vasodilatateurs est injecté par l'introducteur pour prévenir le spasme de l'artère radiale.
Cette technique est moins invasive que d'autres approches (comme l'abord fémoral, à l'aine), elle présente moins de risques de complications. Après l'intervention, un bracelet gonflable sera positionné au point de ponction et vous pourrez vous levez ou marcher à votre guise. Alors qu'une voie d'abord fémorale, dans l'aine, impose de rester allongé pendant 4 heures après l'intervention.
Nous privilégions la voie radiale à chaque fois que c'est possible.
Quelle est la différence entre un radiologue et un radiologue interventionnel ?
Alors que dans certains pays la radiologie diagnostique et la radiologie interventionnelle sont deux entités séparées, ce n'est pas le cas en France. La radiologie interventionnelle avancée est une sur-spécialité de la radiologie.
Le parcours est le suivant : études de médecine, puis internat de radiodiagnostic et imagerie médicale, puis sur-spécialisation en radiologie interventionnelle. Un radiologue interventionnel est donc d'abord un radiologue.
Ce n'est pas un détail de parcours. L'expertise acquise dans la réalisation et l'interprétation des examens d'imagerie est exactement celle qui permet de poser une indication de traitement, de guider une aiguille ou un cathéter jusqu'à sa cible, puis de juger du résultat sur les images de contrôle.
Sa compétence spécifique en radiologie interventionnelle garantit la sécurité et l'efficacité des interventions qu'il réalise.
Pratiquez-vous un dépassement d'honoraire ?
Nous ne pratiquons aucun dépassement d'honoraire pour le traitement des abords vasculaires (fistule) d'hémodialyse.
Pour certaines interventions (prostate, fibromes, varicocèle...) nous pratiquons un dépassement d'honoraire appliqué avec tact et mesure. Nos médecins sont signataires de l'Option TArifaire Maîtrisée (OPTAM) qui permet un meilleur remboursement par les mutuelles. Un devis vous sera remis à l'avance.

