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Embolisation des artères géniculées

Les informations présentées ci-dessous ont été rédigée par un médecin. Elles sont issues de notre pratique et des recommandations de sociétés savantes comme par exemple le CIRSE (Cardiovascular and Interventional Society of Europe - société européenne de radiologie interventionnelle).

Cette page d'information n'a pas vocation à être exhaustive et toutes les réponses à vos questions n'y figurent pas forcément, n'hésitez pas à noter ces questions pour les poser à votre radiologue interventionnel en consultation.

Qu'est ce que c'est ?

L'embolisation des artères géniculées consiste à obstruer sélectivement les vaisseaux anormaux qui alimentent l'inflammation de l'articulation du genou en cas de gonarthrose (arthrose du genou), afin de diminuer la douleur chez les patient répondeur.

C'est une option thérapeutique supplémentaire pour les patients n'étant pas encore candidats à une prothèse ou présentant des contre-indications chirurgicales, le choix de cette technique peut être discuté en concertation avec votre rhumatologue ou votre chirurgien orthopédiste, afin de s'assurer qu'elle est la plus adaptée à votre stade d'arthrose.

Pourquoi ?

L'embolisation est indiquée en cas de douleurs de gonarthrose (arthrose du genou) modérée à sévère malgré traitement médical maximal (antalgiques, infiltrations, visco-supplémentation, PRP, kinésithérapie...), chez un(e) patient(e) sans indication chirurgicale retenue.

Elle peut aussi parfois être indiquée en cas de douleurs persistantes après une chirurgie du genou.

L'embolisation des artères géniculées permet une amélioration significative de la douleur et de la mobilité chez 2 patients traités sur 3, avec un soulagement durant plus d'un an dans la majorité des cas.

Comment ?

Après une anesthésie locale, un cathéter est introduit dans le pli de l'aine (artère fémorale).

Sous contrôle radio, le cathéter est dirigé jusqu'aux artères qui entourent le genou.

On injecte un produit de contraste pour visualiser "l'hypervascularisation", c'est-à-dire les zones où l'inflammation crée un excès de petits vaisseaux responsables de la douleur.

Le médecin injecte de minuscules particules dans ces petites artères inflammatoires pour boucher le flux sanguin excessif.

Est-ce que ça fait mal ?

Pendant l'intervention : L'intervention elle-même n'est pas douloureuse. Elle est réalisée sous anesthésie locale au point de ponction (pli de l'aine), ce qui rend l'introduction du cathéter indolore. Pour votre confort, une sédation légère est administrée par l'anesthésiste pour vous aider à vous détendre.

Après l'intervention : Les suites sont généralement simples. Une douleur modérée, semblable à une courbature ou à une sensation de tension dans le genou, peut apparaître dans les 24 à 48 heures suivant le geste.

Un protocole antalgique simple (paracétamol ou anti-inflammatoires) vous sera systématiquement prescrit pour couvrir cette période. La grande majorité des patients ne ressentent aucune douleur invalidante et peuvent reprendre la marche dès leur retour à domicile.

Quels sont les risques ?

L'embolisation est une technique sûre, mais comme toute intervention, certains effets secondaires peuvent survenir :

  • Ecchymose (bleu) transitoire au point de ponction.
  • Petite zone de rougeur cutanée sur le genou, sans gravité.
  • Exceptionnellement, une infection ou une lésion artérielle.

Et après l'intervention ?

  • Hospitalisation courte : L'intervention se déroule en ambulatoire (sortie le jour même).
  • Suites immédiates : Une légère douleur ou une sensation de chaleur dans le genou peut être ressentie pendant 24 à 48 heures, facilement contrôlée par des antalgiques simples.
  • Repos recommandé : Reprise de la marche immédiate, avec une activité normale possible dès le lendemain.
  • Réduction des symptômes : L'amélioration de la douleur commence généralement après une à deux semaines et devient maximale entre 1 et 3 mois après la procédure. L'amélioration est présente chez 2 patients sur 3.
Chaque intervention fait l'objet d'un compte-rendu détaillé adressé au médecin traitant et au spécialiste référent sous 24h.

Préparez votre consultation

  • Ecrivez à l'avance toutes les questions que vous souhaitez poser à votre radiologue interventionnel
  • Ramenez tous les examens en rapport avec votre pathologie (échographie, scanner, irm...) et vos résultats de prise de sang.
  • Le courrier de votre médecin traitant ou spécialiste.
  • Vous avez le droit de venir accompagné(e) d'une personne de confiance.
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