
Les informations présentées ci-dessous ont été rédigée par un médecin. Elles sont issues de notre pratique et des recommandations de sociétés savantes comme par exemple le CIRSE (Cardiovascular and Interventional Society of Europe - société européenne de radiologie interventionnelle).
Cette page d'information n'a pas vocation à être exhaustive et toutes les réponses à vos questions n'y figurent pas forcément, n'hésitez pas à noter ces questions pour les poser à votre radiologue interventionnel en consultation.
L'embolisation des artères géniculées consiste à obstruer sélectivement les vaisseaux anormaux qui alimentent l'inflammation de l'articulation du genou en cas de gonarthrose (arthrose du genou), afin de diminuer la douleur chez les patient répondeur.
C'est une option thérapeutique supplémentaire pour les patients n'étant pas encore candidats à une prothèse ou présentant des contre-indications chirurgicales, le choix de cette technique peut être discuté en concertation avec votre rhumatologue ou votre chirurgien orthopédiste, afin de s'assurer qu'elle est la plus adaptée à votre stade d'arthrose.
L'embolisation est indiquée en cas de douleurs de gonarthrose (arthrose du genou) modérée à sévère malgré traitement médical maximal (antalgiques, infiltrations, visco-supplémentation, PRP, kinésithérapie...), chez un(e) patient(e) sans indication chirurgicale retenue.
Elle peut aussi parfois être indiquée en cas de douleurs persistantes après une chirurgie du genou.
L'embolisation des artères géniculées permet une amélioration significative de la douleur et de la mobilité chez 2 patients traités sur 3, avec un soulagement durant plus d'un an dans la majorité des cas.
Après une anesthésie locale, un cathéter est introduit dans le pli de l'aine (artère fémorale).
Sous contrôle radio, le cathéter est dirigé jusqu'aux artères qui entourent le genou.
On injecte un produit de contraste pour visualiser "l'hypervascularisation", c'est-à-dire les zones où l'inflammation crée un excès de petits vaisseaux responsables de la douleur.
Le médecin injecte de minuscules particules dans ces petites artères inflammatoires pour boucher le flux sanguin excessif.
Pendant l'intervention : L'intervention elle-même n'est pas douloureuse. Elle est réalisée sous anesthésie locale au point de ponction (pli de l'aine), ce qui rend l'introduction du cathéter indolore. Pour votre confort, une sédation légère est administrée par l'anesthésiste pour vous aider à vous détendre.
Après l'intervention : Les suites sont généralement simples. Une douleur modérée, semblable à une courbature ou à une sensation de tension dans le genou, peut apparaître dans les 24 à 48 heures suivant le geste.
Un protocole antalgique simple (paracétamol ou anti-inflammatoires) vous sera systématiquement prescrit pour couvrir cette période. La grande majorité des patients ne ressentent aucune douleur invalidante et peuvent reprendre la marche dès leur retour à domicile.
L'embolisation est une technique sûre, mais comme toute intervention, certains effets secondaires peuvent survenir :
