
N'oubliez pas que chaque patient est unique et que le diagnostic et la prise en charge de votre pathologie sont toujours adaptés à vos souhaits et vos particularités.
Cette page d'information n'a pas vocation à être exhaustive et toutes les réponses à vos questions n'y figurent pas forcément, n'hésitez pas à noter ces questions pour les poser à votre radiologue interventionnel en consultation.
Les informations présentées ci-dessous ont été rédigée par un médecin. Elles sont issues de notre pratique et des recommandations de sociétés savantes comme par exemple le CIRSE (Cardiovascular and Interventional Society of Europe - société européenne de radiologie interventionnelle).
Le drainage biliaire percutané consiste à mettre en place un fin tuyau (un cathéter) dans les voies biliaires, en passant à travers la peau et le foie, afin d'évacuer la bile qui ne s'écoule plus normalement.
La bile est fabriquée en continu par le foie. Elle rejoint l'intestin par un réseau de petits canaux — les voies biliaires — pour participer à la digestion des graisses. Lorsque ce trajet est bloqué, la bile s'accumule en amont et reflue dans le sang. C'est ce qui provoque la jaunisse (ictère), des démangeaisons parfois intenses, des urines foncées et des selles décolorées.
Au-delà de l'inconfort, cette accumulation expose à deux risques : l'infection des voies biliaires (angiocholite), qui peut être grave, et une souffrance du foie. Elle empêche aussi, bien souvent, de démarrer un traitement anticancéreux.
Le drainage a donc un double objectif : soulager rapidement les symptômes et rétablir un état général compatible avec la suite de la prise en charge.
Le drainage biliaire percutané est indiqué lorsqu'un obstacle empêche la bile de s'écouler. Les situations les plus fréquentes sont :
Dans la majorité des cas, la première option proposée est la voie endoscopique (CPRE), réalisée par un gastro-entérologue en passant par la bouche. La voie percutanée intervient quand cette approche a échoué, n'est pas réalisable — notamment après certaines chirurgies digestives qui modifient l'anatomie — ou quand l'obstacle se situe haut dans le foie, au niveau du hile.
Les deux approches ne s'opposent pas : elles sont complémentaires.
L'intervention a lieu au bloc de radiologie interventionnelle et dure en moyenne 45 à 90 minutes.
La configuration retenue dépend de l'anatomie et de la cause de l'obstruction. Elle vous est expliquée avant le geste, et peut évoluer lors d'une seconde séance.
Le drainage biliaire est un geste bien codifié, mais il n'est pas anodin — il est d'ailleurs le plus souvent proposé dans des situations où l'abstention serait plus risquée encore.
Un bilan de coagulation est vérifié avant le geste, et les traitements anticoagulants ou antiagrégants font l'objet de consignes spécifiques.
Cela dépend entièrement de la cause. Dans certaines situations il est retiré après quelques jours ou quelques semaines, une fois l'obstacle traité ou une prothèse interne posée. Dans d'autres, il est maintenu plus longtemps, avec des changements réguliers. Ce point vous est précisé selon votre situation.
Oui. Le retour à domicile est la règle une fois la surveillance initiale terminée. Des soins infirmiers sont organisés avant votre sortie.
Oui, en protégeant le point d'entrée et le pansement. Les bains, la piscine et la mer sont à éviter tant que le cathéter est en place.
C'est possible, notamment dans les premiers jours. C'est pourquoi il est fixé à la peau et pourquoi il faut éviter de tirer dessus. En cas de déplacement, contactez le service : un repositionnement est généralement simple s'il est fait rapidement.
