
N'oubliez pas que chaque patient est unique et que le diagnostic et la prise en charge de votre pathologie sont toujours adaptés à vos souhaits et vos particularités.
Cette page d'information n'a pas vocation à être exhaustive et toutes les réponses à vos questions n'y figurent pas forcément, n'hésitez pas à noter ces questions pour les poser à votre radiologue interventionnel en consultation.
Les informations présentées ci-dessous ont été rédigée par un médecin. Elles sont issues de notre pratique et des recommandations de sociétés savantes comme par exemple le CIRSE (Cardiovascular and Interventional Society of Europe - société européenne de radiologie interventionnelle).
L'endométriose pariétale correspond à l'implantation de cellules d'endomètre — le tissu qui tapisse l'intérieur de l'utérus — dans la paroi du ventre. Ces cellules forment un nodule, le plus souvent situé au niveau d'une cicatrice de césarienne.
Cette forme d'endométriose est particulière : elle est isolée dans la paroi abdominale et n'a pas le même comportement que l'endométriose pelvienne. Elle apparaît généralement dans les mois ou les années qui suivent la césarienne.
Elle est fréquemment méconnue. Beaucoup de patientes consultent longtemps avec une douleur attribuée à une cicatrice sensible, à une hernie ou à un problème digestif — alors que le caractère cyclique de la douleur est très évocateur.
La cryothérapie consiste à détruire ce nodule par le froid, à travers la peau, sans ouvrir la paroi.
Le traitement est proposé lorsque le nodule est symptomatique. Les signes les plus caractéristiques sont :
Le diagnostic repose d'abord sur l'interrogatoire — la relation entre la douleur et le cycle est l'élément clé — complété par une échographie de la paroi et une IRM, qui précisent la taille du nodule, sa profondeur et ses rapports avec le muscle.
L'endométriose pariétale n'est pas la seule cause de douleurs pelviennes chroniques : selon les symptômes, le bilan peut aussi rechercher des fibromes utérins ou un syndrome de congestion pelvienne, qui relèvent d'autres traitements par voie percutanée.
Le traitement de référence a longtemps été l'exérèse chirurgicale, c'est-à-dire le retrait du nodule avec une marge de tissu sain. La cryothérapie percutanée est une alternative plus récente, qui permet de traiter le nodule sans incision.
L'intervention a lieu au bloc de radiologie interventionnelle, sous anesthésie générale, et dure environ 30 minutes.
L'intervention se déroule en ambulatoire : vous rentrez chez vous le jour même.
C'est un point à connaître avant l'intervention : le soulagement est progressif. Le nodule mettant plusieurs semaines à se résorber, le bénéfice s'apprécie sur deux à trois cycles.
La cryothérapie pariétale est un geste bien toléré, mais comme toute intervention elle comporte des risques :
Le nodule étant situé dans la paroi et non dans l'abdomen, le risque de lésion des organes internes est faible — le guidage permettant de contrôler en permanence la distance aux structures voisines.
L'exérèse chirurgicale reste une option validée et efficace. Les deux approches se discutent, et le choix dépend surtout de la taille du nodule et de sa profondeur.
Ce que la cryothérapie apporte :
Ce qu'elle ne fait pas :
Ce qu'elle ne remplace pas non plus : la prise en charge d'une éventuelle endométriose pelvienne associée, qui relève d'un suivi gynécologique spécifique.
Le choix se fait avec vous, en concertation avec votre gynécologue.
La cryothérapie détruit le tissu traité. Une récidive au même endroit reste possible, en particulier si le nodule était volumineux ou mal limité. Un nouveau traitement est alors envisageable.
Non. Le traitement se fait par des points de ponction de quelques millimètres, qui ne laissent pas de cicatrice visible. C'est l'un des intérêts de la technique sur une paroi déjà marquée par la césarienne.
Le bénéfice s'apprécie sur les cycles suivants. La douleur diminue progressivement, le nodule traité mettant plusieurs semaines à se résorber.
Oui. Le geste porte sur la paroi abdominale et non sur l'utérus ou les ovaires, et ne compromet pas une grossesse ultérieure. Signalez un projet de grossesse en consultation.
Non. Ce traitement s'adresse au nodule de la paroi. Si vous avez par ailleurs une endométriose pelvienne, sa prise en charge se poursuit avec votre gynécologue.
